AU MICRO DU CISM : OLIVIER REBERT, le coach PERFORMANCE

 

 

Olivier Rébert est originaire du « petit » comité des Vosges. Comme de très nombreux skieurs talentueux natifs de massifs éloignés des Alpes, il a quitté ses Vosges natales pour devenir entraineur, puis occuper des postes de directeur sportif dans des stations de Savoie. Intéressé par le CISM il est l’un des premiers à avoir rejoint notre équipe. Présentation d’un amoureux de la glisse sur le grand manteau blanc :

Bonjour Olivier, avant de te poser des questions sur l’avenir ou sur des considérations diverses, peux tu d’abord te présenter et nous relater ton parcours professionnel riche en expériences sportives ?

Les Vosges, là où tout a commencé. Mes premiers pas sur les skis à l’âge de sept ans, puis mes premières courses et ensuite mes premiers pas dans l’encadrement pour mon club de Belfort. Un été au comité, lors du départ de JJ Luttenbacher à la FFS alors que j’étais étudiant en STAPS. Une intégration au Club des Sports de Val d’Isère qui durera treize années. Jusqu’à cet instant tout s’était déroulé plutôt naturellement, c’est à partir de là que j’ai réalisé que l’entraînement était un véritable choix de vie pour moi et que j’avais envi de m’investir et surtout d’apprendre. L’entraîneur que je suis maintenant est certainement le produit de toutes ces années, mais pour la majeur partie des années passées à Val, au travers des différentes rencontres et échanges avec, pour ne citer qu’eux, Firmin Mattis ; Pierre Findeli ; J Pierre Remondet ; Lionel Fayolle. Après un break de deux ans, j’ai eu l’opportunité de rejoindre le Club des Sports de Tignes. C’est une période de maturité, où mes convictions dans l’aspect technique ont guère évolué. Mais de part la fonction que j’occupais, j’ai essayé de transmettre ma vision des choses. J’en garde un excellent souvenir.

 

L’évènement sportif qui t’a le plus marqué en tant que directeur sportif ? 

La 1ère médaille du Club de Tignes en alpin pour Marine Gauthier aux Championnats du Monde Juniors de Garmish en 2009.

 

Ta plus belle expérience en tant qu’entraineur ?

Paradoxalement, ce n’est ni avec Tignes, ni avec Val.

Lors de la période qui a séparé mes missions de ces deux grands clubs, j’ai fait "une pige" en tant qu'entraineur privé l’été 2002 pour quatre filles ; Valérie Cornu, Céline Martin, Hélène Richard et Raphaëlle Strub, qui souhaitaient faire une tentative de retour dans les groupes fédéraux. Des filles qui étaient passées à la FFS, qui savaient ce qu’elles voulaient. Ce fut un régal !

Qu’est ce qui t’a motivé à rejoindre l’équipe du CISM ?

Après vingt ans dans deux Clubs importants, il était temps pour moi de changer de cadre. A la recherche d’un moyen ou d’une structure qui me permette d’encadrer durant l’inter saison, on m’a parlé du CISM. Je suis allé voir sur internet et j’ai contacté Aimé Favre que je connais depuis de nombreuses années. Le projet m'a plu :

Tignes dispose de moyens remarquables pour la préparation des sportifs et bien entendu des skieurs.

L’idée de pôles de formations, avec les passerelles que cela suppose, constitue une originalité très intéressante dans l'univers des pratiques sportives en montagne.

Une équipe diversifiée et certainement complémentaire.

J’aime enseigner le ski, au delà d’un métier, c’est pour moi une véritable passion. Le CISM me permet de l’assouvir.

Au sein de son pôle performance, le CISM souhaite créer une structure d’appui pour les clubs de skis dont tu seras un des principaux intervenants. Quelle est la raison d’une telle initiative et ta vision de ce projet ?

Mon expérience est plus portée sur la performance. J’ai évolué au sein de structures bien organisées et disposant de moyens financiers généreux. Mais je sais aussi d’où je viens et je connais les galères d’autres structures. Le CISM peut être un appui pour les clubs ne disposant pas des ressources nécessaires pour l’organisation d’entraînements. Nous avons mis en place un programme de stages comme le ferait un club désireux de préparer ses skieurs sur toute la durée de la période été/automne. Car c’est dans la continuité que l’on se forme correctement.

Si tu avais un mot à dire à un jeune athlète d’aujourd’hui pour réussir dans son sport ?

La passion.