Au micro du CISM : David IEOLA coach et préparateur physique

Bonjour David, depuis 4 ans maintenant tu entraînes les jeunes stagiaires du CISM pour leur préparation aux épreuves techniques du D.E. de ski Alpin et tu fais également la préparation physique en altitude pour des athlètes de haut niveau, quels ont été tes meilleurs moments ?

Comme tout formateur, éducateur ou entraîneur les moments les plus sympas sont quant les objectifs sont atteints avec la réussite au test ou à l'euro surtout quand les stagiaires ne sont pas d'un milieu montagnard. Cela prouve que les orientations choisies et la méthode à été bonne et surtout bien comprise, tant sur les skis que sur les séances de condi.

Quel est ton passé de skieurs et d’entraîneur ?

Sur mon passé de skieur j'ai été formé au sein du CSHB (Briançon) en Alpes-provence avec des évolutions sur le circuit FIS.

Comment es tu venu à la préparation physique ?

Lors de ma première année en STAPS à Marseille, j'ai vite compris que l'enseignement n'était pas ma tasse de thé aussi ayant la possibilité entre le foot, le rugby et d'autres disciplines de côtoyer du haut niveau alors j'ai pris cette orientation. De plus voulant entraîner en ski je me suis dit que d'avoir une vision plus globale de l'entraînement avec la partie prépa physique serait un plus à côté de mon BE. Par la suite en plus de la maîtrise STAPS, j'ai voulu rester au goût du jour en passant le DUPP avec le CEP Dijon Cometti.

Avec le CISM, tu as préparé physiquement des athlètes atypiques issue de sport plus confidentiel, comme le quad ou la moto, ou plus traditionnel comme le foot, qu’est ce qui te motive le plus dans ce genre de préparation ?

Tout simplement  la curiosité et la diversité des disciplines avec au sein même de ces disciplines les différents postes qui la composent. En plus cela permet de rencontrer d'autres gens et mentalités et surtout tu dois te creuser la tête sur ce que tu amènes à l'athlète à savoir  les besoins, objectifs et finalités.  Toutes ces interrogations sont primordiales.

Quelle est la particularité de l’altitude et quel avantage a-t-on à venir se préparer à Tignes ?

Les séances en altitude permettent d'augmenter la capacité de transport de l'oxygène, d'améliorer le métabolisme musculaire, de stimuler les fonctions respiratoires et d'améliorer le rendement de la locomotion. En revanche ne faire que 4 à 5 jours en altitude ne servent à rien. Il ne faut pas hésiter à rester sur 10 jours voire plus pour que les bienfaits se fassent sentir lors de séances à basse altitude. Sur Tignes avec des installations à 2000 m tout est parfait, on peut même aller plus haut dans un site et paysage de rêves, sans oublier la qualité et la diversité des infrastructures.

Le CISM met en place une structure qui se veut le plus adapté au besoin de l’athlète durant son séjour, quel recul as-tu de ce fonctionnement ?

Je pense que le CISM est dans le vrai dans ce qu'il propose. Peut-être faudrait-il être plus proche des clubs et de ce que nous proposons car les clubs jouent la carte de la formation BE mais comme ceci ne débute qu'à partir de noël. Je me pose même la question sur l'investissement et l'intérêt des clubs vis-à-vis du BE ce qui est le domaine de compétence du CISM.

Quel message souhaiterais-tu faire passer aux jeunes qui cherchent la performance ?

La notion de performance englobe toute une série de facteurs que l'on ne peut détacher les uns des autres. Si certains sont dans la prestation de services du CISM (séances ski – technique – vidéo -plannif – prépa physique) d'autres sont à la charge des stagiaires ( hygiéne de vie – récup – entretien matos) surtout qu'ils se lancent dans un BE difficile avec dés le début des ouvreurs de test très affûtés sortant tout juste du haut niveau, pour finir un mot magique......LA PASSION

 

Propos recueillis par Christophe